Suite à la parution d’un article du Monde du 1er juin 2012 mettant en cause le Pr Robert MOLIMARD, celui-ci a proposé sa démission au conseil d’administration du Formindep. Le conseil d’administration a constaté et déploré l’inexactitude de la déclaration d’intérêts du Pr Robert MOLIMARD. Sur le site du Formindep, il a déclaré des liens d’intérêts avec l’industrie du tabac de 1988 à 1990, période beaucoup plus courte que ce que révèlent les documents hébergés par The Legacy Tobacco Documents Library : 1986 à 1998. Cette période non déclarée s’échelonne sur 12 années. Elle a débuté il y a 26 ans et s’est achevée il y a 14 ans. Le Pr Robert MOLIMARD avait déjà plaidé coupable pour avoir entretenu ces liens, dans son livre La fume publié en 2003. Depuis il s’est engagé dans la démarche des signataires de la Charte du Formindep dont les membres ne se prétendent pas des “purs”, mais des citoyens cherchant à libérer les professionnels de santé de leurs liens avec des intérêts autres que ceux de la santé des personnes. Des journalistes du Monde ont exercé leur vigilance et leur contrôle et nous les remercions. Ils ont exhumé des liens d’intérêts anciens dont la durée avait été largement sous-estimée par le Professeur MOLIMARD, cependant que leur nature était connue de tous et permettait d’exercer un jugement non biaisé sur la crédibilité de ses propos. Le conseil d’administration du Formindep s’est réuni le 23 juin 2012 et a rejeté sa démission par douze voix contre et une abstention, sur treize votants. Le vote s’est déroulé à bulletin secret en l’absence du Professeur MOLIMARD, hospitalisé. Par ailleurs le conseil d’administration a décidé que les déclarations d’intérêts des administrateurs du Formindep feraient l’objet d’un atelier de travail spécifique lors des prochaines Rencontres du Formindep du 17 novembre prochain. Le Formindep laisse les media et les citoyens libres de juger si la crédibilité de ses actions et écrits doit être remise en question. Le Formindep continuera, quoi qu’il en coûte, à prendre le risque de la transparence et de l’indépendance dans le seul intérêt général, dans un environnement médiatique où la norme reste l’opacité des liens d’influence et l’absence d’interrogation sur ses propres conflits d’intérêts et leurs conséquences.